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Tome cinquième.
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BATAILLE NAVALE d’aBOUKIR. g

rant vingt-un pieds d’eau le pouvait sans dan-ger. Ceux de 74 > qui tirent vingt-trois pieds,n’auraient donc été obligés que de s’alléger dedeux pieds ; les vaisseaux de 80, tirant vingt-quatre pieds et demi, se seraient allégés de troispieds et demi ; et, enfin, le vaisseau à troisponts, tirant vingt-sept pieds, aurait dû s’allé-ger de six pieds. Ces allégements pouvaientavoir lieu sans inconvénient, soit en jetantl’eau à la mer, soit en diminuant l’artillerie.Un vaisseau de 74 peut être réduit à un tirant

d’eau de., en ôtant seulement son eau et

ses vivres, et à celui de., en ôtant son

artillerie. Ce moyen fut proposé par les officiersde marine à l’amiral. Il répondit que, si tousles treize vaisseaux étaient de 74, il aurait re-cours à cet expédient; mais qu’ayant un vais-seau de 120 canons et trois de 80, il couraitla chance, une fois entré dans le port, den’en pouvoir plus sortir, et d’étre bloqué parune escadre de huit ou neuf vaisseaux anglais ,puisqu’il lui serait impossible d’installer les troisvaisseaux de 80 et l’Orient , de manière à ce qu’ilspussent combattre, étant réduits au tirant d’eauqui leur permettrait de traverser les passes. Cetinconvénient en lui-même était léger; les ventsqui régnent dans ces parages rendaient impos-sible un blocus rigoureux, et il suffisait que