20 MÉIWOIUES DE NAPOLÉON.
Culluden était échoué sur le banc de Béquieres,et le Léandre occupé à tâcher de le relever.VAlexandre , le Switsjure et deux autres vais-seaux anglais , voyant que notre droite ne bou-geait pas, et que le centre de la ligne anglaiseétait maltraité, s’y portèrent. L’Alexandre rem-plaça le Bellérophon , et le Switsjure attaqua leFranklin. Le Léandre, qui jusqu’alors avait étéoccupé à relever le Culloden, appelé par le dangerque courait le centre, s’y porta pour le renforcer.I.a victoire n’était rien moins que décidée. LeGuerrier et le Conquérant ne tiraient plus, maisc’étaient les plus mauvais vaisseaux de l’escadre ;et, du côté des Anglais , le Culloden et le Belléro phon étaient hors de service. Le centre de laligne française avait occasioné, par la grandesupériorité de son feu, beaucoup plus de dom-mage aux vaisseaux opposés, qu’il n’en avaitreçu. Les Anglais n’avaient que des vaisseauxde 74 et de petit modèle. Il était présumableque, le feu se soutenant ainsi toute la nuit,l’amiral Villeneuve appareillerait enfin au jour;et l’on pouvait encore espérer les plus heureuxrésultats de l’attaque de cinq bons vaisseaux,qui 11’avaient encore tiré ni reçu aucun coupde canon. Mais, à onze heures, le feu prit àl’Orient, et ce bâtiment sauta en l’air. Cet acci-dent imprévu décida de la victoire. Son épou-