server. A côté du port de cette ville est la raded’Aboukir, que l’on pourrait rendre sûre pourquelques vaisseaux. Si l’on construisait un fortsur l’île d’Aboukir, ils y seraient comme aumouillage de l’île d’Aix.
Rosette, Bourlos et Damiette ne peuvent re-cevoir que de petits bâtiments, les barres n’ayantque six à sept pieds d’eau. Péluse, El-Arich etGaza n’ont jamais dû avoir de port ; et les lacsBourlos et Menzaléh, qui communiquent avec lamer, ne permettent la mer qu’à des bâtimentsd’un tirant d’eau de six à sept pieds.
§ vi.
A l’époque de l’expédition d’Égypte , il s’ytrouvait trois races d’hommes; les Mamelucks ,ou Circassiens, les Ottomans ou janissaires etspahis, et les Arabes ou naturels du pays.
Ces trois races n’ont ni les mêmes principes,ni les mêmes mœurs, ni la même langue. Ellesn’ont de commun que la religion. La languehabituelle des Mamelucks et des Ottomans estle turc; les naturels parlent la langue arabe. Al’arrivée des Français, les Mamelucks gouver-naient le pays, et possédaient les richesses et laforce. Ils avaient pour chefs vingt-trois beys,égaux entre eux et indépendants; car ils n’é-taient soumis qu’à l’influence de celui qui, par