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Tome cinquième.
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MÉMOIRES DK NAPOLÉON.

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aux chrétiens, sont le résultat d’anciennes vues.Le sultan et la politique de Constantinople aiment à défendre une classe d’hommes dontils n’ont rien à craindre, parce que ces hommesforment une faible minorité dans l’Arménie ,dans la Syrie et dans toute l’Asie mineure,parce qu’en outre ils sont dans un état natureld’opposition contre les gens du pays, et ne pour-raient, dans aucun cas, se liguer avec eux pourrétablir la nation syriaque ou arabe. Toutefois,ceci ne peut s’appliquer à la Grèce , où leschrétiens sont en nombre supérieur. Les sul-tans ont fait une grande faute en laissant réu-nis un nombre si considérable de chrétiens. Tôtou tard, cette faute entraînera la perte des Ot-tomans .

La situation morale résultante des différentsintérêts, des différentes races qui habitent l’É-gypte , n’échappa pas à Napoléon, et c’est surelle qu’il bâtit son système de gouvernement.Peu curieux d’administrer la justice dans lepays , les Français ne l’eussent pas pu , quandmême ils auraient voulu le faire. Napoléon eninvestit les Arabes, c’est-à-dire les scheiks, etleur donna toute la prépondérance. Dès lors, ilparla au peuple par le canal de ces hommes,qui étaient tout à la fois les nobles et les doc-teurs de la loi ; il intéressa ainsi à son gouver-