nement l’esprit national arabe et la religiondu Koran . Il ne faisait la guerre qu’aux Mame-Iucks ; il les poursuivait à outrance, et apres labataille des Pyramides il n’en restait plus quedes débris. Il chercha, par la même politique, às’emparer des Cophtes . Ceux-ci avaient de plusavec lui les liens de la religion, et seuls ilsétaient versés dans l’administration du pays.Mais quand même ils n’auraient pas possédécet avantage, la politique du général français était de le leur donner, afin de ne pas dépendreexclusivement des naturels arabes, et de n’avoirpas à lutter avec 2 5 ou 3o,ooo hommes contrela force de l’esprit national et religieux. LesCophtes , qui voyaient les Mamelucks détruits,n’eurent d’autre parti à prendre que de s’atta-cher aux Français ; et par là notre armée eut,dans toutes les parties de l’Égypte , des espions,des observateurs, des contrôleurs, des finan-ciers, indépendants et opposés aux nationaux.Quant aux janissaires et aux Ottomans , la poli-tique voulait que l’on ménageât en eux le grand-seigneur; l’étendard du sultan flottait en Égypte ,et Napoléon était persuadé que le ministre Tal-leyrand s’était rendu à Constantinople , et quedes négociations sur l’Égypte étaient entaméesavec la Porte. Les Mamelucks d’ailleurs s’étaientattachés à humilier, à annuler et désorganiser
5.