Band 
Tome cinquième.
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7^ MÉMOIRES 1>E NAPOLEON.

nier fut un moment compromis; lai charge sefit avec une telle rapidité. que mous crûmesque la confusion se mettait dans les carrés ; legénéral Desaix, en marche à la tête de sa co-lonne, était engagé dans un bosquet de pal-miers. Toutefois la tête des Mamelucks , quitomba sur lui, était peu nombreuse. Leur massen’arriva que quelques minutes après, ce retardsuffit. Les carrés étaient parfaitement formés etreçurent la charge avec sang-froid. Le généralReynier appuyait leur gauche; Napoléon, quiétait dans le carré du général Dugua, marchaaussitôt sur le gros des Mamelucks , et se plaçaentre le Nil et Reynier. Les Mamelucks furentreçus par la mitraille et une vive fusillade ; unetrentaine des plus braves vinrent mourir auprèsdu général Desaix; mais la masse, par un instinctnaturel au cheval, tourna autour des carrés,et dès lors la charge fut manquée. Au milieu dela mitraille, des boulets, de la poussière, des criset de la fmnée, une partie des Mamelucks ren-trèrent dans le camp retranché, par un mouve-ment naturel au soldat, de faire sa retraite versle lieu d’où il est parti. Mourad-bey et les plushabiles se dirigèrent sur Gizeh . Ce commandanten chef se trouva ainsi séparé de son armée.La division Bon et Menou , qui formait notregauche, se porta alors sur le camp retranché; et le