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Tome cinquième.
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ÉGYPTE.-BATAILLE DES PYRAMIDES . 8l

défaite, se rallièrent loin du champ de bataille,dans le désert au-delà des Pyramides.

Durant plusieurs jours, toute l’année ne futoccupée qu’à pêcher les cadavres des Mame-lucks ; leurs armes, qui étaient précieuses, laquantité d’or qu’ils étaient accoutumés à porteravec eux, rendaient le soldat très zélé pour cetterecherche.

Notre flottille n’avait pu suivre le mouvementde l’armée, le vent lui avait manqué. Si nousl’avions eue, la journée n’eût pas été plus dé-cisive, mais nous aurions fait probablement ungrand nombre de prisonniers, et pris toutes lesrichesses qui furent la proie des flammes. Laflottille avait entendu notre canon , malgré levent du nord qui soufflait avec violence. A me-sure qu’il se calma, le bruit du canon allaitaugmentant, de sorte qu’à la fin il paraissaits’être rapproché d’elle, et que les marins cru-rent la bataille perdue ; mais la multitude decadavres qui passèrent près de leurs bâtiments,et qui tous étaient Mamelucks , les rassurabientôt.

Ce ne fut que long-temps après sa fuite queMourad-Bey s’aperçut qu’il n’était suivi que parune partie de son monde, et qu’il reconnut lafaute qu’avait faite sa cavalerie, de rester dansle camp retranché. Il essaya plusieurs chargesv. G