1 l4 MÉMOIRES DE MAPOLÉOST.
nos habits pincés,nos cols qui nous étranglent,étaient pour eux un objet de risée et d’aver-sion. Les Orientaux n’ont pas besoin de changerde costume pour monter à cheval ; ils ne seservent point d’éperons, et mettent leurs piedsdans de larges étriers qui leur rendent inutilesles bottes et la toilette spéciale que nous som-mes obligés de faire pour cet exercice. Lesfrancs ou les chrétiens qui habitent l’Egypte ,vont sur des mules ou sur des ânes, à moinsque ce ne soient des personnes d’un rang élevé.
§ v.
L’architecture des Égyptiens approche plusde celle de l’Asie que de la nôtre. Les maisonsont toutes une terrasse, sur laquelle on se pro-mène ; il y en a même où l’on prend des bains.Elles ont plusieurs étages. Au rez-de-chaussée ,est une espèce de parloir où le maître de lamaison reçoit les étrangers et donne à manger.Au premier, est ordinairement le harem, aveclequel on ne communique que par des escaliersdérobés. Le maître a dans son appartement unepetite porte qui y conduit. D’autres petits esca-liers de ce genre sont pour le service. On nesa-î ce tjue c’est qu’un escalier d’apparat.
Le harem consiste dans une grande salle enforme de croix ; vis - à - vis règne un corridor