ÉGYPTK.- BATAILLE lj’ ABOUKIR. I 53
de circulaires et de libelles ; et il les envoya auxdifférents généraux et commandants restés enÉgypte, leur proposant de retourner en France ,et assurant le passage, s’ils voulaient en profi-ter, pendant que le général en chef serait en Sy-rie . Ces propositions parurent tellement extra-vagantes, que l’opinion s’accrédita dans l’arméeque ce commodore était fou. Le général Dugua,commandant la basse Égypte , défendit toute 'communication avec lui et repoussa ses insi-nuations avec indignation.
Les forces françaises qui étaient dans la basseEgypte , s’augmentaient tous les jours des hom-mes qui sortaient des hôpitaux et qui renfor-çaient les troisièmes bataillons des corps. Lesfortifications d’Alexandrie , Rosette, Rhamanieh,Damiette , Salahieh, Relbeis et des différentspoints du Nil , qu’on avait jugé à propos d’occu-per par des tours, se perfectionnèrent constam-ment pendant ces trois mois. Le général Duguan’eut à réprimer que des incursions d’Arabes etquelques révoltes partielles; la masse des habi-tants , influencée par les scheiks et les ulémas,resta soumise et fidèle. Le premier événementqui attira l’attention fie ce général fut la révoltede r émir Haclji l . Les privilèges et les biens atta-
k 1 ) Prince de la cara\ane de la Mecque.