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Tome cinquième.
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ÉGYPTK.-BATAUXF. d’aBOUKIR. 1 (33

qui, intimidé par les immenses forces qui l’en-vironnaient et la prise de la redoute, eut la lâ-cheté de rendre le fort, événement malheureuxqui déconcerta tous les calculs (i).

§ iv.

Cependant aussitôt que Napoléon fut instruitdu débarquement des Turcs , il se porta à Gi-zeh, et expédia des ordres dans toute l’Egypte .Il coucha le 1 5 à Wardam, le 17 à Alkarn , le 18à Chabour , le 19 à Rhamanieh, faisant ainsiquarante lieues en quatre jours. Le convoiqui avait été signalé à Aboukir était considéra-ble ; et tout faisait penser qu’il y avait, indépen-damment d’une armée turque, une armée an-glaise ; dans l’incertitude, le général en chefraisonna comme s’il en était ainsi.

Les divisions Murat, Lannes, Bon , partirent

( 1 ) Le village d’Aboukir environne le fort, il est à l’extrémité de lapresqu’île. A quatre cents toises du fort s’élève un petit mamelon qui ledomine. La presqu’île n’a, eu cet endroit, au plus que quatre centstoises de large. C’est là que Marmont avait fait construire une redoute.Le village est assez considérable, les maisons sont en pierre. Le fort d’A-boukir était fermé par un rempart avec fossé taillé dans le roc; dans l’in-térieur , il y avait de grosses tours et des magasins voûtés, reste de trèsanciennes constructions. Il est environné de tous côtés de rochers quise prolongent dans la mer, et le rendent directement inabordable par lahaute mer. A quelques centaines de toises se trouve une petite île, oùl’on pourrait établir un fort qui protégerait quelques vaisseaux deguerre.