ÉGYPTE. —BATAILLE d’aBOUKIR . I 65
rien de ce qui devait former cette armée n’étaitencore arrivé à Gaza ; il était toutefois néces-saire d’agir comme si l’ennemi, pendant qu’ildébarquait à Alexandrie , avait une armée enmarche sur El-Ariscli; il était important quele général Desaix eût évacué la haute Égypte et fût arrivé au Caire , avant que l’armée deSyrie , si toutefois il y en avait une et qu’elle sehasardât à passer le désert, pût y arriver elle-même.
Dans cette circonstance, les scheiks de Gemil-Azar firent des proclamations pour éclairer lepeuple sur les mouvements qui s’opéraient,et empêcher qu’on ne crût que les Français évacuaient l’Égypte ; ils firent connaître qu’aucontraire le sultan Kébir était constant dansses sollicitudes pour elle. C’est ce qui l’avaitporté à passer le désert pour aller détruirel’armée turque qui venait la ravager ; au-jourd’hui qu’une autre armée était arrivée, surdes vaisseaux, à Aboukir , il marchait avec sonactivité ordinaire pour s’opposer au débarque-ment et éviter à l’Egypte les calamités qui pè^sent toujours sur un pays qui est le théâtre dela guerre.
§ v.
Arrivé à Rhamanieh, Napoléon reçut, le uo