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Tome cinquième.
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ÉGYPTE . BATAILLE I)’ ABOUKIR. iy3

doute. L’ennemi, se voyant coupé, se mit aus-sitôt dans le plus affreux désordre. Le généralDestaing marcha au pas de charge sur les re-tranchements de droite. Toutes les troupes dela deuxième ligne voulurent alors regagner lefort, mais elles se rencontrèrent avec notre ca-valerie, et ii ne se fût point sauvé un seul Turcsans l’existence du village : un assez grandnombre eurent le temps d’y arriver; trois ouquatre mille furent jetés dans la mer. Mustapha,tout son état-major et un gros de n à i5oohommes, furent cernés et faits prisonniers. La69 e entra la première dans la redoute.

Il était quatre heures après midi : nous étionsmaîtres de la moitié du village, de tout le campde l’ennemi, qui avait perdu i4 ou i5,ooo hom-mes, il lui en restait 3 ou 4,000 qui occupaientle fort et se barricadaient dans une partie duvillage. La fusillade continua toute la journée.Il ne fut pas jugé possible, sans s’exposer à uneperte énorme, de forcer l’ennemi dans les mai-sons qu’il occupait, protégé par le fort. On pritposition ; le génie et l’artillerie reconnurentles endroits les plus avantageux pour placerdes pièces de gros calibre, afin de raser les dé-fenses de l’ennemi, sans s’exposer à une plusgrande perte. Mustapha-Pacha ne s’était renduprisonnier qu’après s’être vaillamment défendu.