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Tome cinquième.
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Il 6 MEMOIRES DE NAPOLÉON.

ville, qui leur assurait l’arrivée des convois an-glais , les armées royales pouvaient sans dangermanoeuvrer sur les deux rives de la Loire etmenacer Paris . Mais si, profitant de leurs éton-nants succès, Charette et Cathélineau eussentréuni toutes leurs forces pour marcher sur lacapitale, après l’affaire de Machecoul ,c’en étaitfait de la république. Rien n’eût arrêté la mar-che triomphante des armées royales; le drapeaublanc eût flotté sur les tours de Notre-Dame avant qu’il eût été possible aux armées du Rhin d’accourir au secours de leur gouvernement.

Le projet de s’emparer de Nantes avait été lerésultat naturel des succès des deux arméesroyales; pendant que Charette conquérait toutela Vendée inférieure, Cathélineau était entré àParthenay le io mai; le i 3 , il avait occupé laChâtaigneraie, après un combat assez chaud.Cependant le 16, le général Chalbos avait rem-porté à Fontenay une victoire éclatante; le gé-néral d’Elbée avait été blessé dans cette affaire,et le découragement s’étant mis parmi ses trou-pes, une grande partie de l’artillerie vendéenneet la fameuse Marie-Jeanne étaient restées aupouvoir des bleus. La superstition des paysansen fut frappée, et les chefs profitèrent de leurdouleur populaire, pour les ramener au combatet leur inspirer la vojonté de reprendre cette