de cette ville. Chinon se rendit à un détache-ment de l’armée d’Anjou . Le j6, l’armée de Ca-thélineau, quoique affaiblie par la désertion ac-coutumée des Vendéens , se porta sur Angers ;les républicains, effrayés de l’approche d’uneforce aussi imposante, se replièrent sur Laval ;Angers tomba sans résistance au pouvoir desroyalistes. De là ils se dirigèrent sur Nantes , oùCharette les attendait, et où il avait pris posi-tion sur la rive gauche au pont Rousseau avec25 ,ooo hommes. L’attaque fut fixée au 29 juin àdeux heures du matin, par les chefs des arméescombinées.
La terreur était dans Nantes , et peut-être lesroyalistes s’en seraient-ils emparés à la premièreapproche, s’ils n’avaient pas eu la forfanterie devouloir que cette grande ville se rendît à unesommation portée aux autorités par deux pri-sonniers. Ils perdirent ainsi trois jours pendantlesquels le général Canclaux qui avait à peine on zebataillons et 3 oo chevaux, fit venir de Rennes les munitions dont il manquait. Ce manifeste desVendéens portait : Sommation , au nom du roi ,de remettre dans trois jours les clefs de la ville ,les armes et les munitions entre les mains deschefs des armées catholiques et royales d’Anjou et du Poitou : qu’il en serait pris possession aunom de S. M. très-chrétienne Louis XVII , roi de