mémoires j>e napoeéoiv.
occupait le pont Rousseau sur la rive gauche (lela Loire . Le lendemain de la levée du siège, ilse battit encore dans ses positions depuis midijusqu’à six heures, et ne les évacua que dansla nuit, emmenant avec lui son artillerie; il eutl’audace de donner le signal de son départ auxNantais par quatre coups de canon, et prit tran-quillement la route de Legé, sans être poursuivipar les troupes de Canclaux, ce qui serait inex-plicable sans la faiblesse de la garnison. Mais cequi le serait encore davantage pour quiconquen’aurait pas connu la rivalité des armées et desofficiers de la haute et de la basse Vendée , c’estl’ignorance où l’armée d’Anjou laissa Charettede la nécessité où elle se trouvait de lever lesiège.
Le même esprit de jalousie se montra quel-ques jours après au conseil royal qui fut tenu àChâtillon, pour la nomination d’un généralissimeau commandement des armées catholiques duPoitou, de la Loire et de l’Anjou . Le choix setrouvait partagé entre d’Elbée et Charette : ilparaît que celui-ci y fut, ainsi que ses généraux,convoqué tard, cependant il réunit beaucoup desuffrages; mais d’Elbée fut nommé.
Un jeune colonel nommé Westermann, ancienaide-de-camp de Dumouriez , se distinguait àcette époque à l’armée de Niort , où s’étaient re-