}. 2 8 MÉMOIRES DU NAVOIÉOBT.
ron lui reprochait de ne les avoir pas attendus.Les représentants du peuple donnèrent raisonà Westermann, et destituèrent Biron. Mais ilsdevaient bientôt périr l’un et l’autre sous lahache révolutionnaire qui ne respectait ni vain-queurs ni vaincus.
Enhardis par la victoire qu’ils venaient deremporter, les Vendéens essayèrent d’enleverLuçon . La conduite blâmable du général Sandozfaillit leur livrer cette ville ; mais la vigou-reuse résistance d’un bataillon fit échouer leurtentative , ils se retirèrent avec perte d’un bonnombre d’entre eux. Le général Santerre fut surces entrefaites nommé au commandement enchef de l’armée républicaine. Il débuta par quel-ques succès, mais peu après il éprouva une dé-faite complète, perdit cinq mille hommes et unegrande partie de son matériel. Les Vendéensattachaient un grand prix à la possession de Lu-çon ; ils renouvelèrent à plusieurs reprises,leursefforts pour s’emparer de cette position impor-tante en ce qu’elle domine tout le littoral. Legénéral Tuncq, qui y commandait, repoussa vic-torieusement toutes leurs attaques. Les arméesd’Anjou et de Poitou furent dispersées, avec pertede toute leur artillerie, à ces différentes affaires.C’était plus qu’une victoire pour la république.Cependant les représentants du peuple ôtèrent