\i:ndilF..
aG3
d’évacuer le poste qu’il était chargé de défendre,se brûla la cervelle de désespoir. Le triomphedes Vendéens fut de courte durée ; le lende-main , la division Cordellier rentra dans Cho-let. Stofflet voulut essayer de surprendre danssa retraite Beaupréau, mais il échoua. Marigny,qui avait commandé pendant quelque temps enchef, profita de cette occasion pour témoignerson mécontentement. Il quitta l’armée, emme-nant avec lui bon nombre d’officiers et depaysans qui prirent le parti de son ambition,et il forma un corps indépendant dans l’arron-dissement de Bressuire ; peu après il tenta dese saisir du château de Clisson de Laroche-Jacquelein. Les républicains le défendirent avecopiniâtreté; mais ils durent céder au nombre,et perdirent beaucoup de monde dans leur re-traite. Ce succès attira sous les drapeaux deMarigny les mécontents des armées de Stofflet ,de Sapineau et de Charette; ainsi renforcé, ilmarcha sur Mortagne , que l’armée républi-caine évacua, dans la nuit du a3 mars, aprèsavoir soutenu la veille une attaque assez vive ;des magasins importants tombèrent au pou-voir de l’ennemi. Le général en c hef Tliurreau,obligé par les ordres du gouvernement de faireplusieurs détachements, abandonna le champde bataille à son ennemi, et rentra à Cholet ,