RF.LA.TI01N liCÏPTIESfHK. 333
il remonta à cheval et revint chez lui avec lemême cortège.
Le peuple ne sortit pas cette nuit, il n’y eutque des chrétiens, des Syriens, des Cophtes ,les Européens qui étaient avant au Caire , leursfemmes et quelques gens de la populace.
Le même jour de vendredi, on apprit qu’uneflotte anglaise avait paru à Alexandrie et com-battu les vaisseaux français dans le port. Cettenouvelle arriva avant le débordement du Nil ;les Français en furent très affectés; quelqueschrétiens de Damas racontèrent qu’un seïd-amecl-zaron , l’un des principaux marchandsdans la rue du Savon, fut le premier qui répan-dit cette nouvelle. On le fit comparaître, on luidemanda ce qu’il avait dit, il répondit: Je n’airapporté que j’ai entendu de tel chrétien. On fitvenir le chrétien, et on ordonna qu’on coupâtla langue à tous deux ou qu’ils eussent à payer600 francs , parce qu’ils se mêlaient de ce qui neles regardait pas. Les cheiks implorèrent poureux et ne purent rien obtenir. Quelques-uns di-rent : Lâclioz-les et nous vous donnerons l’ar-gent, on n ! y consentit pas. Le cheik Mustapha-Savi envoya chercher 1,200 francs, et les remitau président qui les lui rendit pour les distri-buer aux pauvres. Mustapha feignit de se con-former à ses ordres et rendit l’argent à celui qui