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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 371

Français se rendit à la maison de Bekri, demandales clieiks prisonniers et dit que le général vou-lait leur parler. Quand ils furent sortis, ils trou-vèrent beaucoup de troupes qui les attendaient;on les conduisit à la maison du lieutenant, quiest dans la rue de Djemannis, où demeuraitDupuy qui avait été tué, et où restait celui quil’avait remplacé.

Quand ils y furent arrivés, on leur ôta leurshabits et on les conduisit à la forteresse. Lematin on les fit sortir et on les fusilla. Leurscorps furent jetés derrière la forteresse; pendantquelque temps on ne sut pas ce qu’ils étaientdevenus.

Ce jour là , quelques cheiks allèrent chezMoustapha-bey, lieutenant du pacha, et le priè-rent de les accompagner chez le général pourimplorer pour les cheiks qu’ils croyaient encorevivants. Ils allèrent donc prier le général. Ledrogman leur dit : Attentiez, ce 11’est pas lemoment. Le drogman alla à ses affaires et ilss’en retournèrent.

Mardi, un corps de Français se rendit auquartier d’Asary; le peuple eut peur, ferma lesboutiques et se sauva dans les maisons et lesmosquées, pensant que les Fiançais avaient demauvaises intentions; quelques cheiks informè-rent le général en chef qui ordonna que les

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