RELATION ÉGYPTIENNE. ^3
Tolon, cassèrent les portes et les lampes, ouvri-rent trois boutiques, prirent tout ce qu’il yavait, et qui appartenait à des négociants bar-bares, tuèrent la garde qui était là et sortirentsans être pris.
Jeudi, les cheiks implorèrent le général pourle fils de Djssaki, cheik des aveugles, dont lepère avait été tué, et qui était prisonnier à lamaison du cheik Bekri. Bonaparte agréa leurprière et le fit mettre en liberté.
Le samedi I er du mois djemasi-ultani, onécrivit une proclamation au nom des cheiks, onl’envoya dans les villes, on en afficha des copiesdans les rues. En voici le contenu :
CONSEILS DE TOUS LES ULÉMAS DU CAIRE AUXÉGYPTIENS .
« Que Dieu nous préserve de la révolte et de« ses suites évidentes et cachées. Nous prions« Dieu de nous préserver de ceux qui marchent« dans le sentier de la révolte. Nous faisons sa-« voir à tous les habitants de l’Égypte qu’il y a« eu du trouble au Caire de la part des insensés« et des misérables; ils ont jeté la discorde entre« le peuple et l’armée française pendant qu’ils« vivaient amicalement. Cela a été la cause de la« mort de beaucoup de musulmans et du pillage« de quelques maisons. Par la grâce cachée de