MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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qui les rapporteraient seraient bien payés.
Un de ceux qui périrent dans cette maison,est le cheik Mouhammed-Zéar. Le 5 de ce moison donna la liberté à Ibrahim-effendi, écrivainde la marine, il se rendit à sa maison.
Le 8, on exécuta deux maçons copiâtes; ondisait qu’ils s’étaient enivrés et avaient pilléquelques boutiques. Avant leur exécution, ilsl’avaient fait plusieurs fois ; leur mort mit fin àces désordres. On écrivit encore une proclama-tion au nom des cheiks que l’on envoya au de-hors et que l’on afficha, le contenu est plus fortque le précédent, le voici :
LES ULÉMAS I)E LA VRAIE FOI, AUX HABITANTSDE L’ÉGYPTE .
« Nous vous faisons savoir, habitants des« villes qui professez la vraie foi, et vous habi-« tants de Riaf, Arabes et paysans, qu’Ibrahim-« bey et Mourad-bey ont envoyé des lettres dans< l’Egypte pour semer la discorde ; ils ont« dit qu’elles étaient de sa hautesse le sultan et« des visirs, ce sont des mensonges ; ils sont« fâchés contre les idémas et le peuple du Caire ,
« qui 11 ’ont pas voulu les suivre et quitter pour« eux leurs familles et leurs maisons. Ils veu-« lent mettre la discorde entre le peuple et l’ar-