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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 38 1

gar. Il s’était sauvé avec les fuyards et revintsans permission. Il resta long-temps caché dansla maison de Suleyman-Gayouni. Celui-ci le re-mit à Mustapha-aga, gouverneur, pour qu’illui obtînt son pardon ; quand les Français lesurent et que c’était un mauvais sujet, ils or-donnèrent de s’en défaire; on lui coupa la tête,on le fit promener dans la ville en criant : voilàle châtiment de celui qui entre au Caire sans lapermission des Français .

Le jeudi, Bonaparte alla du côté de Calloubavec Suleyman-Chévarebi, cheik de cet endroit.Il le fit mettre au fort. On dit qu’il lui surpritdes lettres qu’il avait envoyées,lors de la révolte,à Sériakor, pour soulever le peuple de l’endroit,et pour qu’ils fussent prêts pour s’unir aux ha-bitants du Caire . On emprisonna avec lui quatreautres personnes.

Le même jour on établit l’usage de tirer uncoup de canon au lever du soleil ; chez eux c’estle commencement du jour.

Le mardi 11, on publia que tous ceux quivoudraient acheter une jument ou un âne n’a-vaient qu’à se rendre vendredi à Boulacq. Onimprima des affiches que l’on mit dans les ruespour le même objet. Voici la copie: «Tous leshabitants du Caire sont prévenus que vendredi,i 4 du mois de redjeb, à huit heures du matin,