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Tome cinquième.
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trouilles fussent composées d’habitants du Caire .Lorsqu’ils passaientet voyaient une lampe éteintepar le vent ou faute d’huile , ils clouaient la portede la maison et ne la déclouaient pas, à moinsque le maître ne payât ce qu’ils exigeaient. Sou-vent eux-mêmes cassaient les lampes exprès ; ilarriva que la pluie éteignit beaucoup de lampesdans la rue Emir el Djrousk. Les lampes étaientla plupart entourées de papier et accrochées àune branche de palmier, la pluie pénétra et étei-gnit les lampes; ils clouèrent toutes les bouti-ques et magasins, et ne les ouvrirent qu’aprèsavoir reçu ce qu’ils voulaient. Dans d’autres en-droits, la même chose arriva; on prit beaucoupd’argent; tout le monde fut occupé aux lam-pes, on aurait dit qu’ils n’avaient pas d’au-tres occupations, surtout lorsqu’il pleuvait lanuit.

Le mardi i er de chaban , on fusilla trois fran-çais sur la place au-dessous de la forteresse. Ondisait que c’étaient de ceux qui entraient dansles maisons. Les voyageurs annoncèrent queMourad-bey et ceux qui étaient avec lui s’étaientdirigés du côté du sud, et étaient à Akabel-el-Avâ; et toutes les fois que l’armée française s’ap-prochait, ils se sauvaient, parce qu’ils en avaientconçu une grande peur. Il n’y eut aucune ren-contre, ni combat. Des muletiers qui transpor-