4 1 4 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
d’autres sur l’autre porte, vis-à-vis le quartierRélamé, que l’on appelle à présent l’Annié; ilsne mirent rien sur les minarets.
Le dimanche 17, on écrivit des papiers quel’on afficha dans les rues. Ils avaient un doublebut. C’était des ordres et des conseils au sujetde la peste et des voyageurs. Le papier conte-nait des ordres très précis aux habitants duCaire, de Boulacq et du vieux Caire , et tousceux qui ne s’y soumettaient pas devaientéprouver de grands malheurs, particulièrementau sujet de la peste. «Tous ceux qui entendrontdire ou auront des soupçons que, dans un en-droit il y a des malades, soit maison ou khan,il faut que l’on fasse quarantaine. Le chef dulieu doit aussitôt prévenir le corps-de-garde leplus voisin, il faut que la garde en prévienne lelieutenant. Peuple entier de l’Égypte , les chefsqui auront la maladie dans un endroit, doiventen informer le lieutenant du gouverneur, pourqu’il prenne les dispositions convenables pourpréserver de cette maladie.
«Celui qui n’aura pas prévenu de ce qu’il sait,quand ce serait un cheik, un garde, grand oupetit, sera puni gravement par le lieutenant.Les cheiks du quartier qui cacheront cette ma-ladie, recevront mille coups de massue. Celuiqui sera malade et qui ira faire des visites, lui