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Tome cinquième.
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4-JSO MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

Français qui s’étaient employés pour faire revê-tir le chameau que l’on promène pour le pèle-rinage, il les remerciait et protestait de sa sin-cérité envers eux. Il demandait la permissionde venir au Caire pour partir avec les pèle-rins.

Le temps du départ étant proche, il disait àla fin de sa lettre que si les Français avaient en-tendu mal parler de lui, ils ne devaient en riencroire, parce que c’était des mensonges. Ceslettres furent lues en plein divan. Les Françaisdirent : Ce sont des mensonges ! nous avons despreuves de sa trahison. Cette excuse ne lui ser-vira à rien. On lui expédia par l’iman une ré-ponse dont le sens était : Si tes paroles sont sin-cères, rends-toi auprès du général en chef enSyrie . Tu as six heures de terme, après la ré-ception de cette lettre ; et si tu tardes plus, tues un menteur, et nous enverrons des troupespour te prendre.

Le même jour on écrivit des affiches, et l’oncria : Nous vous informons, habitants du Caire ,que l’émir Hadjé est déposé de sa dignité, àcause de sa trahison. Nous sommes persuadésque personne de vous n’approuvera sa conduite,grâces à Dieu qui a préservé les habitants duCaire de ce malheur. Nous vous estimons tous;et tous ceux qui voudront faire le pèlerinage ,