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jeune homme dit que c’était le voisin qui le luiavait donné. Le Grec lui dit de l’ôter, il ne l’é-couta pas; celui-ci se fâcha et le battit. Le jeunehomme sortit de la chambre et pensa à retour-ner pour tuer son maître ; il le vit avec un étran-ger et 11’osa pas exécuter son dessein. Il attenditdehors que l’étranger partît. Le maître vit dansses yeux qu’il avait de mauvais desseins. Lors-que l’étranger se leva, il partit avec lui, en fer-mant la porte. Le jeune homme resté dedanssortit parla terrasse, passa sur une autre etdescendit dans la rue au moyen d’une corde ; iltira son sabre, en criant : Courage , musulmans,tuez les Français. Il passa dans la rue de Gaou-vrée, rencontra trois Français et en tua un , lesdeux autres se sauvèrent. Le peuple le pour-suivit pour le prendre. Il courut jusqu’à la ruede Djemalie. Il entra dans un cul-de-sac, trouvaune porte ouverte et entra dans la maison. Lemaître était sur la porte et ne l’empêcha pas. LesFrançais s’assemblèrent, se rendirent au château;d’autres firent des patrouilles pour le chercher.Il y eut un grand tumulte. On ferma les bouti-ques. On ne cessa de chercher cet homme jusqu’àce qu’on arrivât à la maison où il était. Lorsqu’ilse vit cerné, il ôta ses habits et descendit dansle puits: on l’en fit sortir et on l’arrêta. Le calmese rétablit. On lui demanda pourquoi il avait