RELATION ÉGYPTIENNE.
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pour lui; on ne le délivra pas, parce que lechrétien produisit des témoins qu’Abdallah avaitété le chercher loin de la mosquée d’Husseïni,et que lorsqu’il le frappa, il avait dans sa po-che 6000 piastres qui s’étaient perdues. Il restaen prison jusqu’à ce qu’il eût payé.
Les Français envoyèrent à l’armée de Syrie environ 3 oo chameaux chargés de vivres. Bar-thélemy alla avec eux jusqu’à Belbéis êt revintdeux jours après. Quatre bateaux arrivèrent àSuez, chargés de café, de poivre, cannelle, clousde girofle , et 5 oo charges de café de la part duchérif de la Mecque. Les Anglais les avaientempêchés d’entrer à Suez. Le chérif de la Mec-que écrivit aux Anglais de les laisser passer, cequ’ils firent en prenant une espèce de douane.
Le chérif envoyait des lettres et des présentsaux Français . Vingt jours avant l’arrivée de cesbâtiments, on imprima, suivant l’usage, la copiede cette lettre qu’on afficha dans les rues.
« Le chérif Galib-Ibn-Mussaïb , chérif de laMeccpie, très honoré, à l’œil des grands Fran-çais et la colonne de la nation, Poussielgue,conseiller de la république française; par sesconnaissances il gquverne avec justice.
« Ta lettre noius est parvenue. Tes parolesnous ont fait grand plaisir. Tu nous annoncesque nos présents te sont parvenus et que tuv. a 8