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le malheur. Les habitants du Saïd ont chasséles Mameloucks de chez eux, de crainte qu’il neleur arrive à eux et à leurs familles de grandsmalheurs, parce que le méchant entraîne laperte de ceux qui l’approchent. Dieu ne peutsupporter les injustices. Dieu nous préserve desa colère. Il nous est démontré que les habi-tants du Saïd ont un meilleur esprit que ceuxde Riaf.
«Ahmed-pacha Djezzara été surnommé Djez-zar (boucher),à cause de sa cruauté, et qu’il nefait pas de différence entre les bons et les mau-vais. Il a réuni auprès de lui les plus vils deshommes, des Arabes et des Mameloucks sansaveu ; il veut s’emparer de l’Egypte , et il aréuni beaucoup de troupes attirées par l’espoirdu pillage des biens des Égyptiens et du violde leurs femmes; mais le destin ne lui a pas étépropice. Dieu fait ce qu’il veut. Il a envoyéquelques troupes à la forteresse d’Arich; il vou-lait venir à Atia. Le général en chef s’y estrendu, a culbuté l’armée de Djezzar qui étaità Arich ; et devant lui on criait : sauve qui peut ;il y avait environ 3ooo hommes. La plupartfurent tués. Il s’empara de la forteresse d’A-rich, prit Gaza , et les Mameloucks qui y étaientse sauvèrent quand il y entra. Il fit publier lepardon aux rajas, et ordonna qu’on suivît ou-