RELATION ÉGYPTIENNE. 4^5
Berabra, près le tombeau du cheik Salame, unmusulman se disputa avec un chrétien. Le mu-sulman dit : « S’il plaît à Dieu , très-haut, nousnous vengerons de vous ! » et autres parolessemblables. Le Français se rendit chez Du-gua avec d’autres chrétiens, et déclara ce quilui était arrivé. Ils dirent que les musulmansétaient disposés à se révolter. Le lieutenant en-voya chercher le cheik Muhdi, lui parla de cefait. Le second jour on tint un divan dans le-quel parut le cheik Mudhi ; il se leva, parlabeaucoup et donna un démenti aux accusateurs.Les musulmans, dit-il, ne sont pas coupables;et toutes les fois qu’il y avait des choses sem-blables, il se présentait pour défendre les mu-sulmans. On ordonna que les cheiks des quar-tiers fussent enfermés.
Il arriva des lettres des Français qui avaientété combattre l’armée qui avait paru à Aboukir.« Il n’y a de dieu que Dieu, et Mohammed estson prophète. Priez sur lui. Salut.
« Nous faisons savoir à tous les membres dudivan du Caire , choisis parmi les meilleurs deshommes pour l’esprit et le conseil. Sur vous lesalut de Dieu , sa miséricorde et sa bénédiction.
* Après beaucoup de saints et le désir de vousrevoir, nous vous faisons savoir, membres dudivan très honorés, par cette lettre, que nous