RELATION ÉGYPTIENNE. 4^7
les femmes. Cet ordre fit de la peine aux habi-tants , on parlait de toutes manières, on disaitque c’était pour voir ce que chacun possédait.Cependant c’était pour préserver des miasmesde la peste.
Le 20, on publia qu’il fallait célébrer la nais-sance de Seîd Ali-Bekri, enterré dans la mos-quée de Chéraïbi à Esbakié près de Bourayé.On ordonna d’illuminer de ce côté et on per-mit de se promener toute la nuit.
Le vendredi i er de maziel-well, on ordonnade célébrer la fête qui est à la fin de l’automne.Le soleil passe à la constellation de la balance,on fit ouvrir les boutiques et illuminer ; on fitdes réjouissances pendant trois jours ; on ne fitpas comme à la première fête, parce que le bas-sin était rempli d’eau et le mât tombé.
Le dimanche 3 , on invita les grands et lesgens en dignité à monter à cheval et à se ren-dre à la maison du général en chef. Le lundi àla pointe du jour, le général en chef avec untrès grand cortège se rendit à Kasser ; ily reposa un peu. Toute l’armée se mit en lignede bataille ; il y eut un endroit où l’on fit la pe-tite guerre. Le général revêtit le cheik-Cher-kavi, le cadi, l’aga des janissaires de pelissesde Samour, ensuite ils revinrent chez eux. Lecrieur public annonça que chaque boutique de-