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toutes les opérations à faire pour sè rendremaître de Toulon par un siège en règle.
Le commandant d’artillerie, qui, depuis unmois, avait reconnu exactement le terrain, quien connaissait parfaitement tous les détails,proposa le plan d’attaque auquel on dut Tou lon . Il regardait toutes les propositions du co-mité des fortifications comme inutiles, d’aprèsIçs circonstances où l’on sé trouvait : il pensaitqu’un siège en règle n’était pas nécessaire. Eneffet, en supposant qu’il y eût un emplacementtel, qu’en y plaçant quinze à vingt mortiers,trente à quarante pièces de canon, et des grilsà boulets rouges, l’on pût battre tous les pointsde la petite et de la grande rade, il était évi-dent que l’escadre combinée abandonnerait cesrades ; et dès lors la garnison serait bloquée,ne pouvant communiquer avec l’escadre quiserait dans la haute mer. Dans cette hypothèse,le commandant d’artillerie mettait en principeque les coalisés préféreraient retirer la garni-son, brûler les vaisseaux français , les établis-sements , plutôt que de laisser dans la place 1 5à 20,000 hommes, qui, tôt ou tard, seraientpris sans pouvoir alors rien détruire, afin dese ménager une capitulation.
Enfin, il déclara que ce n’était pas contre laplace qu’il fallait marcher, mais bien qu’il fal-