l4 MEMOIRES DE NAPOLÉOJN.
lait marcher à la position supposée ; que cetteposition existait à l’extrémité du promontoirede Balagnier et de l’Éguillette ; que, depuis unmois qu’il avait reconnu ce point, il l’avait in-diqué au général en chef, en lui disant qu’enl’occupant avec trois bataillons, il aurait Tou lon en quatre jours; que, depuis ce temps, lesAnglais en avaient si bien senti l’importance,qu’ils y avaient débarqué 4,ooo hommes, avaientcoupé tous les bois qui couronnaient le promon-toire du Cair qui domine toute la position, etavaient employé toutes les ressources de Tou lon , les forçats même, pour s’y retrancher; ilsen avaient fait, ainsi qu’ils l’appelaient, un petitGibraltar ; que ce qui pouvait être occupé sanscombat, il y a un mois, exigeait actuellementune attaque sérieuse ; qu’il ne fallait point enrisquer une de vive force, mais établir en bat-terie des pièces de a4 et des mortiers, afinde briser les épaulements qui étaient en bois,rompre les palissades, et couvrir de bombesl’intérieur du fort; qu’ai ors, après un feu trèsvif, pendant quarante-huit heures, des troupesd’élite s’empareraient de l’ouvrage ; que deuxjours après la prise de ce fort, Toulon seraità la république. Ce plan d’attaque fut longue-ment discuté, mais les officiers du génie, pré-sents au conseil, ayant émis l’avis que le projet