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Tome sixième.
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ÙIX-HUIT BRUMAIRE.

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lair leurs bonnets , leurs armes, ils semblaienttous dire : Oui, cest vrai! il a toujours tenuparole !

Alors un membre (Linglet) se leva, et dunevoix forte dit : « Général, nous applaudissons« à ce que vous dites : jurez donc avec nous« obéissance à la constitution de lan III, qui« peut seule maintenir la république. »

Létonnement que causèrent ces paroles pro-duisit le plus grand silence.

Napoléon se recueillit un moment; aprèsquoi, il reprit avec force : « La constitution de« lan III, vous nen avez plus : vous lavez vio-« lée au 18 fructidor, quand le gouvernement« a attenté à lindépendance du corps législatif;« vous lavez violée au 3 o prairial an VII, quand« le corps législatif a attenté à lindépendance« du gouvernement ; vous lavez violée au 22« floréal, quand, par un décret sacrilège, le« gouvernement et le corps-législatif ont at-« tenté à la souveraineté du peuple, en cassant« les élections faites par lui. La constitution« violée, il faut un nouveau pacte, de nouvelles« garanties. »

La force de ce discours, lénergie du général,entraînèrent les trois quarts des membres duconseil, qui se levèrent en signe dapprobation.Cornudet et Régnier parlèrent avec force dans