Band 
Tome sixième.
Seite
141
JPEG-Download
 

CONSULS PROVISOIRES. ll\l

on avait lavantage de lunité dans la direction ;avec les deux autres consuls, qui devaient né-cessairement être consultés, et qui avaient ledroit dinscrire leurs noms au procès-verbal, onconserverait lunité, et lon ménagerait lespritrépublicain. Il parut que les circonstances etlesprit public du temps ne pouvaient alorsrien suggérer de meilleur. Le but de la révolu-tion qui venait de sopérer nétait pas darriverà une forme de gouvernement plus ou moinsaristocratique, plus ou moins démocratique;mais le succès dépendait de la consolidation detous les intérêts, du triomphe de tous les prin-cipes pour lesquels le vœu national sétait pro-noncé unanimement en 1789. Napoléon étaitconvaincu que la France ne pouvait être quemonarchique ; mais le peuple français tenantplus à légalité quà la liberté, et le principede la révolution étant fondé sur légalité detoutes les classes, il y avait absence absoluedaristocratie. Si une république était difficile àconstituer fortement sans aristocratie, la diffi-culté était bien plus grande pour une monar-chie. Faire une constitution dans un pays quinaurait aucune espèce daristocratie, ce seraittenter de naviguer dans un seul élément. La ré-volution française a entrepris un problèmeaussiinsoluble que celui de la direction des ballons.