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Tome sixième.
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ï/p MÉMOIRES DE NAPOEÉOiY.

Sièyes eût pu, sil leût voulu, obtenir laplace de deuxième consul ; mais il désira seretirer : il fut nommé sénateur , contribua korganiser ce corps, et en fut le premier prési-dent. En reconnaissance des services quil avaitrendus en tant de circonstances importantes ,les commissions législatives, par une loi, luifirent don de la terre de Crosne, à titre de ré-compense nationale. Il dit depuis à lempereur:« Je navais pas supposé que vous me traiteriez« avec tant de distinction, et que vous laisse-« riez tant dinfluence aux consuls, qui parais-« saient devoir vous importuner et vous em-« barrasser. » Sièyes était lhomme du monde lemoins propre au gouvernement, mais essentielà consulter, car quelquefois il avait des aperçuslumineux et dune grande importance. Il ai-mait largent ; mais il était dune probité sé-vère , ce qui plaisait fort à Napoléon : cétait laqualité première quil estimait dans un hommepublic.

Pendant tout le mois de décembre, la santéde Napoléon fut fort altérée. Ces longues veilles*ces discussions il fallait entendre tant desottises, lui faisaient perdre un temps précieux,et cependant ces discussions lui inspiraient uncertain intérêt. U remarqua que des hommesqui écrivaient très-bien , et qui avaient de lé*