Band 
Tome sixième.
Seite
288
JPEG-Download
 

288 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

colonnes mobiles en observation sur la rivedroite, et qu'elle se portât droit sur Ulm etNordlingen , afin dattaquer en flanc larméeautrichienne , et de lobliger, siKray prenait leparti delà retraite, à recevoir la bataille, et desemparer de son camp retranché, si Kray sedécidait à passer sur la rive droite pour mar-cher sur larmée française. De cette manière,le général Moreau navait rien à redouter; sonarmée supérieure comme elle létait en forceset en moral, si elle perdait la rive droite, sé-tablissait sur la rive gauche : toutes les chancesétaient pour elle ; elle profitait de son initiativepour marcher réunie, surprendre larmée autri-chienne pendant ses mouvements, dans le tempsquelle ne laissait rien exposé aux coups de lini-tiative de lennemi. Cest lavantage de toute ar-mée qui marche toujours réunie ; queût pufaire le général Richepanse, qui était le plusprès dUlm , si Kray et le prince de Reuss leussent attaqué avec 60,000 hommes, et quefût devenue larmée, si le corps de Richepanseeût été défait, quelle eût perdu sa ligne dopé-rations sur la rive droite, en y éprouvant un sigrand échec, lorsquelle navait pas encore prispied sur la rive gauche ?

9° La marche du général Decaen sur Mu­ nich , celle de Recourbe sur Neubourg, celle de