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Tome septième.
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6 MÉMOIRES DE NAPOLÉON,

ne pouvait arrêter, l’attaqua de front, le 3 aoûtà cinq heures après midi, avec l’armée de France ,dans le temps que Turenne, qui s’était mis enmarche à la pointe du jour par la vallée, dé-bouchait par un ravin sur le flanc de l’ennemi.Le combat fut chaud sur tous les points, les po-sitions de l’ennemi étaient fortes et bien dé-fendues; le prince de Condé mit pied à terre ets’élança le premier dans les retranchements : àla nuit il était maitre des hauteurs, il y établitses bivouacs. Turenne de son côté se battittoute la nuit: à la pointe du jour les deux ar-mées se réunirent dans la plaine ; Merci avaitfait sa retraite, et pris une nouvelle position : ladroite , appuyée à Freybourg, formée de cavale-rie (en plaine), la gauche sur la montagne Noire.Le 4 5 les troupes françaises se reposèrent; legénéral bavarois employa cette journée à se re-trancher. Le 5, les deux généraux français re-connurent la position de l’ennemi. Espenau ,qui commandait l’infanterie de Condé, engageale combat sans ordres ; le résultat en fut fâ-cheux: l’armée française et weymarienne futrepoussée avec perte. Le prince changea alorsl’attaque, se porta dans la plaine pour aborderla droite de l’ennemi; la cavalerie bavaroise mitpied à terre et combattit comme la plus vail-lante infanterie, elle repoussa toutes les atta-