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Tome septième.
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MÉLANGES.

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ques des Français , qui perdirent 3 ,ooo hommes.Les armées restèrent en présence jusqu’au 9,que le prince de Coudé prit le parti de manœu-vrer. Il se porta sur Langendenzlingen et leVal-de-Closterthal, menaçant de couper le Val-de-Saint-Pierre. Aussitôt que Merci s’en aper-çut, il leva son camp et se porta au-delà desmontagnes Noires, dans le pays de Wurtem-berg. La perte des deux armées fut égalementconsidérable: les Bavarois perdirent 8,000 hom-mes, les Français et Weymariens 9,000 hommes,un homme sur deux.

L’armée bavaroise était hors d’état de rienentreprendre ; le prince de Condé, sans con-sulter le mauvais état de son armée, se portasur le bas Rhin , négligeant Freybourg, investitPhilipsbourg, fit descendre de Brisach un équi-page de siège ; la ville de Strasbourg lui accordale passage. 11 forma en quatre jours ses lignesde circonvallation autour de Philipsbourg, jetaun pont, s’empara, pendant ce siège, de Ger-mersheim et de Spire. La tranchée fut ouvertepar deux attaques, l’une commandée par Tu-renne, l’autre par le maréchal de Grammont:Philipsbourg capitula le 11 septembre. Le princede Condé, menacé par une armée fraîche qu’a-menait le comte de Merci, repassa le Rhin , con-servant Philipsbourg par une bonne garnison.