MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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quoique ce fût en novembre, il fit une marchede quarante lieues, s’empara de Trêves , et y ré-installa l’électeur qui en était chassé depuis douzeans. Il construisit un réduit sur le pont de Trê-ves , y laissa 5oo hommes, et entra dans sesquartiers d’hiver. Ce ne fut qu’en février qu’ilse rendit à la cour.
§ IV.
4 e Observation. — Turenne ayant resserré sescantonnemens à trois lieues autour de son quar-tier-général, sa position était sans dangers; cen’est donc pas à cela qu’il faut attribuer la pertede la bataille de Marienthal. Il n’était pas néces-saire sans doute d’entrer en quartiers de rafraî-chissement dans un pays aussi riche et où il étaitsi facile de réunir de grands magasins. Mais sa^véritable faute fut le point de ralliement qu’ildonna à son armée ; ce n’était pas Erbsthausenqu’il devait désigner, puisque ce village étaitplacé aux avant-postes par où l’ennemi venait,mais Mergentheim, derrière la Tauber , là l’ar-mée eût été réunie quatre heures plus tôt. Merciy eût trouvé l’armée française couverte par larivière et en position. C’est un des principes lesplus imporlans de la guerre que l’on viole rare-ment impunément, rassembler ses cantonnements