MÉLANGES.
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Le prince de Condé était en Guyenne ; il laissale commandement et la direction des affairesde son parti dans cette province, au prince deConti ; il partit à franc étrier, avec un petit nom-bre de ses officiers, et après avoir couru milledangers, il arriva au camp de Lorris, près Mon-targis, marcha le lendemain sur cette ville, s’enempara, retourna sur-le-champ contre les can-tonnements du maréchal d’Hocquincourt, enlevaplusieurs quartiers de dragons, qui étaient can-tonnés sur le canal, réunit son infanterie dansBleneau , rallia tout ce qu’il put de sa cavalerie,et fit sa retraite sur Saint-Fargeau. Turenne , àla première nouvelle qu’il en eut, réunit ses can-tonnements , se porta avec son infanterie surBleneau; pendant cette marche de nuit, son ar-mée et celle de Condé se côtoyèrent en mar-chant en sens inverse, et sans s’apercevoir ; aujour elles se découvrirent au bruit des claironset des tambours. L’armée de Turenne n’étaitque de 4,ooo hommes; comment tenir en échecune armée triple, et commandée par Condé? Ilprit la position de l’étang de la Bousinière ; c’étaitun défilé formé par l’étang sur la gauche, etpar un bois sur la droite; il plaça ses troupesderrière ce défilé, établit une forte batterie pourbattre au milieu, ne fit point occuper le boispar son infanterie, pour ne pas s’exposer à être
Vil.