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gnole qui était double de la sienne, mais quin’avait aucun intérêt à frapper des coups déci-sifs. En effet l’archiduc s’approcha de l’Oise ,eut quelques succès sur le duc d’Elbeuf, qui selaissa cerner avec 5 à 600 hommes; puis il re-tourna en Flandre , laissant le duc de Lorraineavec un détachement de l’armée espagnole,pour hiverner en Champagne . Cet orage ainsiconjuré, Turenne se rapprocha de Paris , etcampa à Gonesse , où il séjourna un mois. Il netarda pas à apprendre que le duc de Lorrainemarchait de nouveau sur la capitale ; il marchaà sa rencontre, et campa à Brie-Comte-Robert ,où ayant pensé que le projet du duc de Lor-raine était de se joindre, à Villeneuve-Saint-Georges , à l’armée du prince de Condé, il s’yporta en hâte, et arriva au moment où les four-riers de l’ennemi entraient pour marquer lelogement de leur armée. Le duc de Lorraine,ayant ainsi manqué sa jonction à Villeneuve-Saint-Georges , se porta sur Ablon, où, quelquesjours après, il effectua sa jonction avec leprince de Condé. Turenne prit la position deVilleneuve-Saint-Georges , la gauche appuyée auvillage, la droite aux bois de la Grange, le frontcouvert par les six redoutes qu’avait fait con-struire, quelques mois auparavant, le duc de Lor-raine, et qu’il réunit par des courtines. 11 jeta