Band 
Tome septième.
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AIÉI.AN'GES.

valerie. Un des convois fut détruit par un acci-dent fortuit; il traversait la plaine de Lens, ilétait fort de plusieurs centaines de chevaux,chaque cavalier portant en croupe un sac depoudre: un malheureux cavalier ayant, malgréles défenses, allumé sa pipe, le feu se commu-niqua; hommes, chevaux, tout périt, hors troisou quatre cavaliers estropiés qui furent ramas-sés par le parti français . Cependant comme lesEspagnols avaient eu le temps dapprovisionnerabondamment leur camp, ils nen continuèrentpas avec moins de vigueur les travaux du siège.Le 14 juillet ils avaient ouvert la tranchée; legouverneur se défendai t avec intrépidité. La cou rpressait Turenne dattaquer les lignes pour dé-gager la place, mais cette opération nétait pasdans lopinion de larmée; les lignes étaient for-tes : elles consistaient dans un fossé perdu, largede neuf pieds, bien palissadé, qui était en avantdune espèce desplanade couverte de douzerangs de trous de loup , derrière laquelle étaientle fossé et les lignes dun profil ordinaire.

Sur ces entrefaites Stenay ayant capitulé,larmée du maréchal dHocquincourt arriva le16 août sous Arras , ce qui, vu les pertes que lesassiégeants avaient éprouvées depuis un moisde tranchée ouverte , remit de légalité entreles deux armées. Le maréchal dHocquincourt