y a , MÉMOIHES DE NAPOLÉON.
s’empara de Saint-Pol, campa le 19 à Aubigny :Turenne se porta à sa rencontre avec i 5 oo che-vaux. En revenant le même jour clans son camp,il cotoya les lignes espagnoles à portée de mi-traille, elles tirèrent, lui tuèrent quelques hom-mes, ce qui excita des observations de la partdes personnes qui l’accompagnaient, à quoi ilrépondit : Cette marche serait imprudente , il estvrai , si elle était faite devant le quartier deCondè , mais j’ai intérêt êi bien reconnaître laposition , et je connais assez le service espagnol pour savoir quavant que Varchiduc en soit in-struit , qu’il en ait fait prévenir le prince deCondè et ait tenu son conseil, je serai rentrédans mon camp. Voilà qui tient à la partie di-vine de l’art.
Le i[\ août la place était aux abois par défautde poudre : le maréchal passa la Scarpe après lecoucher du soleil avec son armée et celle dumaréchal de La Ferté et se réunit au maréchald’Hocquincourt. Chacune de ces trois armées at-taqua un cpiartier séparé et fit faire en outreune fausse attaque sur les quartiers opposés;l’ennemi fut surpris, il ne tira le canon d’alarmeque lorsque l’infanterie française étant à centpas des lignes, alluma ses mèches de fusil, cequi produisit une espèce d’illumination sur toutela ligne , et démasqua sa marche. L’attaque du