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MEMOIRES JÙE MAPOLIJOîr.
Ferté aux lignes de Valenciennes , sauva l’hon-neur des armes françaises ; le roi, pour lerécompenser de tant de services , le fit colo-nel-général de la cavalerie, charge qui estrestée toujours dans sa maison depuis cetteépoque.
§ II.
20 e Observation. — i° L’armée que com-mandait Turenne était supérieure en nombreet en qualité à l’armée espagnole; commenta-t-il laissé celle-ci s’approcher de ses quartiers àValenciennes , et n’est-il pas sorti de ses lignespour la combattre?' Ses lignes étaient bienloin de valoir celles d’Arras , la position dumaréchal de la Ferté était évidemment enl’air, séparé du reste de l’armée, par unerivière et une inondation de mille toises; cetteseule circonstance devait le décider à donnerbataille.
2 0 Mais sa contenance, après cet échec, doitêtre admirée; il est vrai, cependant, que le mo-ral de ses troupes, celui des Lorrains et de lamaison du roi, n’étaient en rien affaiblis, puisquecette partie de l’armée n’avait pas combattu,que la déroute du maréchal de la Ferté s’étaitpassée de l’autre côté des marais ; mais ce quiprouve que les éloges qu’on lui prodigua alors