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Tome septième.
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arriver sur Pirna , par l’intérieur de la Bohème-,et réuni au duc de Deux-Ponts, battre le princeHenri et prendre Dresde , ou bien marcher con-tre le margrave Charles et détruire son armée;il ne fit rien.

4° Après la grande victoire d’Hohenkirch, oùle roi est sans artillerie, l’ayant toute perdue,Daun laisse son ennemi se rallier, et reste dixjours en position à deux lieues de lui.

5° Enfin, lorsque le roi va en Silésie , il ne lesuit pas ; il se rend devant Dresde à contre-temps ; il ne peut y rien faire, puisqu’il n’a pasd’équipage de siège, et d’ailleurs il y est inutile,puisque l’armée du duc de Deux-Ponts est plusque suffisante pour bloquer et assiéger cetteplace. La marche de Daun en Silésie , sur lesderrières du roi, eût intercepté toutes ses com-munications avec la Saxe , et eût fait plus contreDresde , que ne pouvait faire la présence deson armée sous les remparts de cette ville. Danssa marche en Silésie , il aurait toujours eu laBohême sur son flanc droit, et par là se fûttrouvé constamment en communication avecson pays. Les Russes n’étaient pas éloignés : cemouvement, qui portait la guerre sur l’Oder ,eût pu les décider à venir se placer sur sagauche. Dix ou douze jours n’avaient pas puremettre le moral de l’armée prussienne, du