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Tome septième.
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374 MEMOIRES DE ïfAPOUkw.

des jugements téméraires; mais il était attaché,fidèle et soumis. Les écrivains qui ont avancé queles liens de l’autorité s’étaient relâchés dans lesderniers temps, et qu’une désorganisation lenteeût amené plus tard notre perte, n’ont pas eu l’idéede notre constitution. Le roi, avec la manière depenser la plus libérale, ne permettaitcependantque ce qu’il voulaitpermettre. Dans quelque mo-ment qu’il eût élevé la voix, l’indiscrétion fûtrentrée dans la poussière. Que dis-je? la nationconnaissait trop son devoir, et, sous un telmaître, le devoir lui était devenu trop cher pourque l’opinion publique seule n’eût pas fait jus-*tice du coupable, si l’on avait osé manquer àFrédéric Guillaume autrement que dans les té-nèbres. Dans les ténèbres! c’est ainsi, dit-on,que de jeunes officiers ont insulté l’hôtel d'unministre, parce que ce ministre voulait la paix.Eh bien ! c’était sans doute une insolence etune ingratitude à la fois; le roi l’a ressentie enmaître qui-connaît le prix de l’ordre et la néces-sité du respect. Il l’eût punie, si la police eûtdécouvert ie coupable. La police ne l’a pas pu.Prussiens, ce fut un mal, je le sais; l’excès dubien produit quelquefois le mal. Mais rappelez-vous tout ce que vous avez dû de jouissances,de lumières, d’anoblissantes libertés, à desprincipes qu’un moment d’abus ne saurait fié-