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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE. 3^5

trir. Oserez-vous appeler faible le prince qui,fort de la conscience d’un ange, ne s’arme pasassez contre l’opinion de ses enfants, et qui neperd l’occasion d’être sévère à propos que pourn’avoir jamais voulu l’être sans nécessité.

Mais où est l’occasion, je le demande, où iln’a pu être facile qu’aux dépens du bien public,et où il rra pas déployé la sévérité qui convenaità son rang? Lui aussi a porté, comme juge su-prême, de ces arrêts qui, dans tous les rangs,réveillent la conscience des serviteurs do l’Etat,et impriment à la machine une activité nouvelle.Un paysan de la Prusse méridionale se présenteà Charlottembourg. Il se plaint que des conces-sions auxquelles il a droit lui sont retenues. Desrapports officiels affirmaient positivement lecontraire ; un faux avait eu lieu , quel que fûtle coupable. Le roi appelle de Berlin un hommegrave, d’une probité reconnue; il fait partirl’accusateur avec lui pour sa province, et desordres sévères assurent l’exactitude des perqui-sitions. Le malheureux avait dit vrai. Un hommed’un rang distingué, d’ailleurs estimable, di-sait-on , avait failli par légèreté ; mais ici la lé-gèreté compromettait le sort d’une classe quin’a que trop besoin de la vigilance des lois. Leroi fut inflexible, et tous les coupables furentcassés 51 l’instant même.