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Tome septième.
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MATÉRIAUX POUR SERVIR A L’HISTOIRE. 1^10)

vrer à la Russie, en même temps que la Bavière à l’Autriche . Une armée russe s’était portéeinsensiblement sur notre frontière, et, lorsquetoutes les mesures furent prêtes pour nous im-poser la loi, le ministre de la cour de Péters-bourgà Berlin , eut ordre de déclarer que teljour les troupes de son souverain entreraientdans le pays, pour marcher à travers nos pro-vinces contre les Français.

L’erreur de ce calcul semblait inexplicable.On a vu que je ne me fais point illusion sur no-tre force; mais certainement elle n’était pointassez peu de chose pour que les alliés pussentrisquer de la provoquer contre eux, lorsqu’ilsavaient besoin de toute la leur. J’ai toujours cruque leur premier langage avait eu pour motifune fausse supposition. On était tellement pleinailleurs de préventions contre la France , qu’onn’imaginait pas possible que Frédéric-Guillaume ne les partageât pas au fond du coeur. On se di-sait peut-être que la crainte des événements,qu’une moralité sévère , qu’un caractère indécisle retenaient en dépit de ses propres vœux ;qu’en ne lui laissant que le choix d’être pour oucontre les alliés, on l’entraînerait vers eux,que lui-même enfin, se féliciterait de cetteheureuse violence. Jamais erreur ne fut pluscomplè te. Frédéric-Guillaume voulait la paix siu-

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