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avait vainement attendu de notre faiblesse.
l)e ce côté-là, la question entre elle et nousétait décidée. Ailleurs elle renaissait sous uneautre forme, et là, le nœud semblait inextri-cable. Une armée russe allait arriver par merdans la Poméranie Suédoise, pour marcher surle pays d’Hanovre , et le reconquérir sur les Fran-çais. Cette expédition nous entraînait dans laguerre, plus sûrement encore que les menacesdes Russes . Car, lors des discussions que l’oc-cupation de l’Électorat avait suscitées entre lesFrançais et nous, lorsque nous eûmes deman-dé la réduction de leurs troupes comme ungage de leurs intentions , et qu’ils eurent éludécelte demande en alléguant La possibilité d’uneattaque étrangère, qui eût compromis des for-ces réduites; une convention, alors bienfaisante,avait obtenu au roi ce qu’il fallait qu’il obtînt,mais sous la condition que, jusqu’à la paix,il ne permettrait pas que du côté de ses fron-tières, les troupes françaises, stationnées dansl’Electorat , fussent inquiétées. Le continentjouissait alors d’une paix profonde; rien n’an-nonçait qu’un jour cet arrangement, cet enga-gement dût nous compromettre avec la Russie ;ou même il semblait qu’en aucun état de cause,la Prusse ne pouvait permettre que le théâtred’une guerre s’établit là, au milieu de ses pro-vinces éparses, à vingt lieues de sa capitale. Le