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marche de ces troupes à travers nos provincesétait nécessaire aux combinaisons savantes quidevaient du premier coup écraser l’Autriche . Cecoup porté, il se voyait d’avance aux portesdevienne. Il était sûr d’avoir dicté la loi à sonprincipal ennemi, avant qu’il eût pu reparaîtresur le théâtre,et dès lors il ne le craignait plus.
On répond encore que Napoléon avait quel-que droit de penser que déjà ses intérêts étaientles nôtres, il voyait notre attitude contre la Rus-sie ; nos obligations, nos déclarations lui étaientconnues. Il ne doutait pas de la rupture; il fitce qui, un moment plus tard, ne nous auraitplus offensés.
On répond ensuite qu’il avait pour lui le sou-venir des dernières guerres. Alors en effet lepassage par ces provinces coupées de la monar-chie et sans moyens de défense, avait été per-mis aux puissances belligérantes.
Il n’en est pas moins vrai que le roi se voyaitblessé par la France , comme il l’avait été par laRussie ; de tous les côtés les événements trom-paient sa sagesse et le jetaient hors de ses calculs.Ainsi cette malheureuse monarchie possédaitpartout quelque coin de terre vulnérable, quelque fût le théâtre des querelles; trop forte pourpardonner l’offense, trop faible pour la venger,clic se débattait en vain contre les suites de 1er-